la Ligue de Football Professionnel lance la chasse aux services pirates


La Ligue de Football Professionnel annonce avoir obtenu le blocage de services IPTV pirates. Si la LFP se réjouit de cette décision, elle ne sera sans doute pas suffisante.

Les sites de streaming et services IPTV pirates sont dans le viseur des ligues sportives professionnelles. La Ligue de Football Professionnel (LFP) – derrière la Ligue 1 et la Ligue 2 – en fait partie et vient d’obtenir le blocage de services IPTV pirates. Dans un communiqué, elle se félicite de cette décision rendue le 17 mars dernier par le tribunal judiciaire de Paris.

« Sur le fondement de l’article L. 333-10 du Code du sport, la juridiction a également ordonné le blocage de sites de streaming diffusant sans autorisation les championnats de Ligue 1 Uber Eats et de Ligue 2 BKT », peut-on lire dans le communiqué. L’ARCOM sera en mesure de demander le blocage des sites miroirs ou qui apparaîtront postérieurement à la décision.

Quels sont les sites concernés ?

Le site Next INpact nous en apprend davantage sur cette décision et indique que la LFP a fait réaliser « plusieurs constats d’huissier portant sur une ribambelle de sites de streaming ». Une plateforme IPTV, appelée Atlaspro.tv, fait aussi partie la liste. Sur son site, le service propose une offre illégale permettant d’accéder à plus de 6 000 chaînes, avec contrôle du direct, replay ou encore vidéo à la demande ; à un prix défiant toute concurrence. Les événements sportifs sont également mis en avant par ce type de plateforme ; qui profite de l’éclatement des offres sportives sur plusieurs chaînes.

Désormais, les FAI comme Orange, SFR, Free ou encore Bouygues Telecom seront tenus de bloquer les flux sous quelques jours. On trouve aussi SFR Fibre, Orange Caraibe, SRR, Colt Technology Services, Outremer Telecom, Canal+ Telecom ; mais pas Free Mobile.

La mesure est-elle vraiment efficace ?

Pour la LFP, cette décision est une « étape essentielle » dans la lutte contre le piratage. « Face aux enjeux économiques pour le sport professionnel et amateur français, les pouvoirs publics et l’autorité judiciaire ont saisi combien il était urgent d’offrir une protection efficace des compétitions de football professionnel contre les atteintes graves et répétées dont elles font l’objet », ajoute-t-elle.

Reste qu’un certain flou subsiste concernant la manière dont les fournisseurs d’accès à Internet (FAI) vont procéder pour le blocage. La méthode la plus courante consiste à réaliser un blocage DNS pour empêcher les internautes d’accéder à certains services et sites. Une méthode qu’il est plutôt simple de contourner en changeant simplement les DNS utilisés ; ou en utilisant un VPN. Par ailleurs, des plateformes sociales comme Discord ou Telegram sont également plébiscitées pour la diffusion illégale des événements sportifs.

Notons que la LFP indique que ce blocage par les FAI est une première en France, ce qui n’est pas tout à fait le cas. Canal+ ou beIN Sports ont déjà fait bloquer des sites de streaming illicites dans l’Hexagone. Néanmoins, la Ligue de Football Profession peut se targuer d’être la première instance sportive à réaliser une telle demande.

Cette décision intervient quelques mois après la naissance de l’Arcom, autorité née de la fusion du CSA et de la Hadopi. Alors que cette dernière visait surtout le pair-à-pair (P2P) ; l’Arcom souhaite se concentrer sur les téléchargements directs (DDL), le streaming ou l’IPTV.





Source link Journal du Geek