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Critique The Suicide Squad : cette fois, c’est la bonne !

Critique The Suicide Squad : cette fois, c’est la bonne !


On prend presque les mêmes et on recommence ? James Gunn, le papa des Gardiens de la Galaxie chez la concurrence, récupère une bande de bras cassés avec pour objectif de faire oublier leur dernière sortie. Mission suicide ?

En 2016, la Warner rêvait encore de son univers étendu à la Marvel (si si, souvenez-vous de la scène post-générique avec Ben « Bruce Wayne » Affleck) et nous dévoilait son équipe bon chic, mauvais genre : la fameuse Suicide Squad. Avec presque 750 millions de dollars récoltés au box-office et un Oscar en poche (dont on ne se remet toujours pas), le studio désire évidemment exploiter le filon et met en chantier une suite. Problème, malgré le succès commercial, le film de David Ayer – qui réclame toujours la sortie de sa version, comme Zack Snyder – est étrillé par la critique et une bonne partie du public. Bref, les chances que le second opus réitère le même succès sont très faibles.

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Photo Credit: Jessica Miglio/™ & © DC Comics

C’est là que les étoiles s’alignent. Disney se sépare de James Gunn suite à d’anciens tweets polémiques (avant de faire machine arrière et de le réembaucher pour les Gardiens Vol.3). L’occasion est trop belle pour la Warner qui ne tarde pas à proposer au responsable des deux volets des Gardiens de la Galaxie de prendre en charge une autre équipe détraquée. Une opportunité de remettre les compteurs à zéro et de se débarrasser des boulets du film précédent. On élimine l’idée d’une suite directe et on dit bonjour à The Suicide Squad. Sous-entendu, celle-ci, c’est la vraie !

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« La » Suicide Squad est donc chargée d’infiltrer l’île de Corto Maltese où la famille dirigeante, amie des États-Unis, vient d’être renversée par un coup d’État. L’objectif est de mettre la main sur un mystérieux projet secret avant que le nouveau leader ne s’en serve pour ses propres fins.

Malin le Lynx

D’emblée, The Suicide Squad doit répondre à un vrai casse-tête : comment assumer une partie du casting du premier opus (Margot Robbie, Viola Davis, Joel Kinnaman et Jai Courtney reprennent leurs rôles) tout en ne se présentant officiellement ni comme une suite, ni comme un reboot ? En prenant la licence au pied de la lettre !

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Puisque les membres de l’escadron suicide sont tous sacrifiables et que le gouvernement – ou plutôt Amanda Waller – n’hésite jamais à faire appel à eux, alors il devient tout à fait possible que l’équipe change en fonction des besoins et que certains « survivants » aient déjà bossé ensemble. Tant que la patronne et son chef d’équipe Rick Flag (Kinnaman) répondent présent pour la cohérence.

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Un contournement intelligent qui permet de réutiliser les qualités du métrage de 2016 tout en esquivant les problèmes de ce dernier, et sans qu’il y ait besoin de le renier complètement. En bref, le message du studio est le suivant : Suicide Squad existe, on le sait, on l’assume, mais The Suicide Squad boxe dans une autre catégorie.

La Suicide Squad est morte, vive la Suicide Squad !

Il faut bien reconnaître que l’entreprise fonctionne parfaitement ! Dès l’introduction, cette Suicide Squad étale son style. Celui d’un James Gunn autorisé à se lâcher, loin d’un Disney tout public. Imaginez des Gardiens de la Galaxie habité d’un côté Super (précédent film du réalisateur) façon on flingue d’abord, on réfléchit ensuite. Maintenant, imaginez que Star-Lord et Drax se lancent dans un concours de virilité en massacrant du figurant, que Gamora soit une Harley Quinn sous coke et que Groot ait l’apparence d’un requin affamé. Voilà, vous tenez un groupe ravagé de la caboche, extrêmement violent et furieusement drôle.

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Quant à la Warner, le studio semble vouloir corriger ses erreurs en nous épargnant un réalisateur muselé, un scénario cahier des charges et une volonté d’univers étendu, sauf avec lui-même (une série sur  John « Peacemaker » Cena est en préparation). The Suicide Squad est un film d’excuse, un film d’émancipation et surtout un divertissement avec un grand D. C’est un spectacle jouissif, généreux, surprenant par moment, qui sait s’amuser de son concept et où les méchants pas vraiment méchants n’ont pas besoin de rappeler toutes les deux phrases qu’ils sont méchants en affrontant des crottes de nez géantes. Et si, pour savourer tout ça, il faut se farcir quelques lourdeurs émotionnelles en inéquation avec le reste, on fermera gentiment les yeux.

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On en oubliera pas le casting. Comme on pouvait le craindre, Idris Elba joue un sosie de Deadshot. Sauf que, d’une part, le scénario l’assume pleinement en jouant de façon très amusante sur les compétences interchangeables des membres ; et d’autre part, l’acteur n’efface pas son personnage derrière son ego (suivez notre regard), ce qui permet à Bloodsport de gagner ses médailles. Quant à John Cena, il prouve qui n’est jamais meilleur que dans le registre bourrin comique (contrairement à sa mâchoire serrée de Fast and Furious 9) et Margot Robbie continue d’étoffer une Harley Quinn devenue indispensable à notre bonheur. Pour compléter ce tableau, Daniela Melchior et David Dastmalchian s’intègrent parfaitement au délire et, bien sûr, on ne peut qu’être fan de King Shark.

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On en est les premiers surpris, mais avec cette Suicide Squad, on repartirait bien pour une nouvelle mission.



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