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Blizzard : après avoir nié les accusations de sexisme, Frances Townsend bloque ses employés

Après avoir été pointé du doigt pour son ambiance de travail toxique et misogyne, Blizzard continue d’enchaîner les faux-pas.

Depuis quelques semaines, Activision-Blizzard est au cœur de la tempête. L’entreprise américaine a récemment fait l’objet d’une plainte déposée par l’État de Californie concernant son management toxique et sexiste, ayant notamment conduit au suicide d’une employée il y a quelques mois. Après avoir nié en bloc les accusations, les dirigeants de la firme se sont finalement ravisés en voyant l’ampleur de l’affaire, et les nombreux témoignages abondent dans le sens des plaignants. Il y a quelques jours, une action d’ampleur avait lieu devant les locaux de Blizzard en Californie, pour protester contre les abus au sein de l’entreprise. Cette fois, plutôt que de contester, la direction de Blizzard avait au contraire encouragé ses employés à manifester, allant jusqu’à leur offrir un jour de congé pour l’occasion.

Frances Townsend bloque ses employés sur Twitter

Quelques jours après avoir qualifié les accusations de “déformées et fausses”, la vice-présidente de Blizzard Frances Townsend est à nouveau sous le feu des critiques. Hier, la femme d’affaires, qui officiait en tant que conseillère pour la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme pendant la présidence de George Bush, a ainsi retwetté un article de presse de The Atlantic ayant pour légende “le problème avec la dénonciation”. Un geste qui, pour beaucoup, fait explicitement référence à la situation chez Blizzard en ce moment. Plus problématique encore, Townsend aurait ensuite pris soin de bloquer les internautes qui critiquaient le post en question… y compris ses propres employés. Une information rapportée par le journaliste de Bloomberg Jason Schreier, qui s’étonnait il y a quelques heures sur Twitter qu’une dirigeante puisse bloquer ses propres salariés.

Il faut dire que Frances Townsend est particulièrement controversée. En plus de ses prises de position sur l’affaire Blizzard, la femme d’affaires s’était aussi illustrée il y a peu en défendant certaines “techniques d’interrogatoire renforcées” (aujourd’hui assimilées à de la torture) utilisées pendant la présidence Bush dans la lutte antiterroriste. Elle avait notamment critiqué le projet d’Obama de déclassifier certains documents sur le recours au waterboarding (torture par noyade).


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